Les stéréotypes et préjugés à l’égard de la Chine sont légion et les miens n’ont pas manqué. Pour moi, la Chine devait ressembler à ce nouveau monde que l’on pense ne jamais pouvoir atteindre. Cet objectif que l’on a à la fois peur et envie d’atteindre. Peur d’être déçu ou de s’être trop éloigné de la réalité ; et envie de découvrir une civilisation ne ressemblant aucunement à la nôtre. Un univers que l’on imagine à la fois faible (protecteur) et (tout) puissant, à la fois moderne et ancré dans ses traditions ancestrales. Un sentiment de magie et de fascination que l’on ne croit pas ou plus possible en Europe. Une vision enthousiaste et optimiste d’un pays-continent qui cultive ses différences et vit avec son passé pour se projeter vers l’avenir, à vitesse supersonique.
Par Jérôme
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Avant mon départ, je ne savais pas exactement où positionner la Chine. Je me représentais le pays de deux manières : d’un côté, un peuple ancré dans ses traditions et sa civilisation, vivant presque en autarcie (même si la situation est amenée à évoluer) ; et de l’autre, une nation à la pointe de la technologie et de la technique, capable de concurrencer les plus grandes et les plus puissantes structures mondiales.
J’ignorais lequel de ces deux aspects prenait le dessus sur l’autre. Je pense que je l’ignore toujours. Le temps passé en Chine, 14 jours, n’a pas été suffisant pour réellement pouvoir en juger de façon objective.
Par Jérôme
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La Chine, et Pékin en particulier, marque mon premier contact direct avec l’Asie. A mon arrivée en Chine, à Pékin, j’ai été d’abord saisi par la taille et la propreté irréprochable de l’aéroport. A ce jour, le plus propre que j’aie pu voir. En sortant du terminal, la température élevée et surtout l’humidité m’ont assommé. Sur la route, nous séparant de notre hôtel, j’ai été marqué par le nombre de voies d’autoroute, la taille des échangeurs, comparables à ceux des plus grandes villes américaines, les kilomètres files interminables d’automobiles. J’appris plus tard que la voiture était un des signes forts du statut social. La hauteur des gratte-ciels était saisissante. On était bien loin de Tintin et le Lotus Bleu, que j’avais (re)lu avant mon départ…
Par Jérôme
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Une fois encore, j’ai été en proie à des préjugés en m’imaginant Shanghai. Je pensais trouver une ville de « province » moins évoluée et moins dynamique que la capitale Pékin, et où l’aspect traditionnel serait beaucoup plus présent. La réalité en est toute autre.
J’ai trouvé dans Shanghai cette âme des villes modernes, en perpétuel chantier, en perpétuel renouveau, tentant toujours de se rapprocher davantage du soleil. Inlassablement.
L’image de carte postale qu’il me reste 4 ans après n’avoir passé qu’une poignée de jours dans cette ville : l’opéra moderne, qui a été conçu par un architecte français, témoigne de l’intérêt porté à la culture. La tour de télévision entourée de buildings, dont il est difficile d’évaluer lequel est le plus récent. Le grouillement de la rue de Nankin, l’une des principales artères piétonnières de la ville. Le musée de la Civilisation, interactif et très complet ainsi que le Bund ou la Maison du Thé permettent d’établir des ponts avec l’histoire de cette ville, qui n’a pas été construite de toute pièce à partir du milieu du XXe siècle, comme c’est le cas dans d’autres pays.
Par Jérôme
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